C’est fin août / début septembre où j’ai entrepris mon 3e périple en Gaspésie, mieux équipée et organisée cette fois pour l’observation de la faune. L’an dernier, nous avions eu une journée de rêve à Percé et bien sûr sur l’île Bonaventure ainsi qu’une belle randonnée à Cartelon. Pour 2011, nous avons choisi de passer par la Côte-Nord pour nous arrêter à quelques sites d’observations d’oiseaux durant notre semaine de vacances. Mes conseils si vous décidez de vous rendre dans ce coin de pays :
- Me munir de bottes d’eau afin de pouvoir marcher allègrement sur le bord de la mer
- M’informer à propos des heures de la marée (selon les localités), car elles influent sur la proximité des oiseaux (ex. : plus loin en marée basse)
- Être patiente et observer longuement les habitudes des oiseaux afin de mieux en capturer l’essence sur photo
- Écrire un petit mot aux responsables du COG (Club des ornithologues de Gaspésie) et du Club d’ornithologie de la Côte-Nord afin de mieux concevoir notre prochain itinéraire.
J’ai mis du temps à publier les photos de mon escapade, car il m’a fallu identifier plusieurs nouvelles espèces de laridés et de limicoles qui pour moi constituent un vrai casse-tête ! Il m’en reste certains à départager; vous pourrez certainement m’y aider si vous passez par ici.
Premier arrêt aux dunes de Tadoussac très tôt en matinée. Le panorama est magnifique et assez dépaysant avec ses plages et ses collines de sable. Le soleil se levant à l’horizon suffit à nous couper le souffle pour de bon. Une randonnée en forêt nous a permis d’apercevoir plusieurs parulines et mes premières sittelles à poitrine rousse dans des conifères près d’un belvédère.
Des centaines de mouettes de Bonaparte que j’avais au départ pris pour des limicoles m’attendaient plus loin sur le rivage, toujours aux dunes de Tadoussac. Notez que celles qui arborent un capuchon noir sur la tête sont en plumage nuptial. Comme la marée était basse, ça été toute une aventure de me rapprocher de ce groupe pour mieux les photographier (lire ici : marcher en souliers de course dans l’eau boueuse). Une belle matinée tout de même !
Les voici enfin mes "bibittes à pattes" ! Impossible pour moi de les identifier avec justesse, même si cela semble être plusieurs espèces de bécasseaux (2 ou 3 ?). Avec cette photo je voulais tenter de mémoriser la grosseur de chacun, car c’est souvent seulement à partir de cette caractéristique que l’on peut les départager (d’autres photos ici, ici, ici, ici et ici). Difficile de rendre les couleurs du plumage également avec ce temps pluvieux et venteux à Pointe-Lebel. J’ai tout de même pu repérer deux pluviers argentés ! En après-midi, en attendant le traversier à Baie-Comeau, nous avons aussi croisé des canards noirs, un pluvier semipalmé et un tournepierre à collier.
Nous avons passé deux jours dans le Parc national de la Gaspésie et nous aurions certainement voulu y rester plus longtemps. Pour débuter en douceur, nous avons emprunté un chemin longeant plusieurs lacs, dont le plus connu lac Cascapédia. Pas de randonneurs à nos trousses; un site bien paisible. Lors d’une courte randonnée vers un belvédère pour y observer des ours (pas de chance cette fois), un tétras du Canada bien docile s’est mis au travers de ma route. J’ai aussi croisé sa douce au détour d’une route de terre battue. Capturée aussi sur pellicule en "ornithomobile", une petite buse perchée sur une branche (attention : photo de très piètre qualité !). Un orignal femelle décide aussi de passer sous notre nez sur le chemin du retour. Pour terminer cette journée, une visite du lac aux Américains nous a rappelé un certain lac Louise à Banff. L’ascension du mont Ernest-Laforce nous a aussi permis d’avoir une vue époustouflante de la chaîne de montagnes Chic-Chocs et McGerrigle (aussi ici).
Notre 2e journée au Parc national de la Gaspésie se déroule au mont Jacques-Cartier, bien connu entre autres pour ses caribous. Tout au long de notre montée, on traverse différents climats, passant par exemple d’un climat semi-arctique à arctique au sommet. On voit bien sur cette photo le passage d’une étape à l’autre, avec les conifères plus bas qui se raréfient avec l’altitude. Au sommet, plus une seule trace de végétation hormis un peu de lichen sur les roches. Visibilité nulle ce matin-là tout en haut; impossible d’admirer la superbe vue sur les montagnes environnantes. En redescendant, la silhouette fantomatique d’un caribou passe près du sentier ! Il doit y en avoir plusieurs tout autour de nous… 
Plus bas encore, la brume se disperse et tout au loin… trois caribous ! Ils étaient tout en haut d’une falaise surplombant un magnifique lac. Il me faudra tenter l’ascension du mont Albert lors de ma prochaine visite, aussi reconnu pour ses caribous et ses oiseaux boréals.
De retour au barachois de Carleton. On peut d’ailleurs avoir une vue imprenable sur cet écosystème à partir du mont St-Joseph. Une vingtaine de bécasseaux semipalmés, des cormorans à aigrettes, des goélands bruns, un martin-pêcheur, quelques grands hérons et des étourneaux sansonnets ont été aperçus dans la mer ou sur le rivage. J’y ai même rencontré une dizaine de chatons errants dans des rochers près des bateaux de pêcheurs. Un particulièrement mignon a évidemment attiré mon attention ! Finalement en prime, un renard roux a aussi croisé notre regard sur un terrain avoisinant. En somme, un magnifique périple dans une région à découvrir si vous ne l’avez encore fait.
Pour voir plus de photos du Québec, visionnez mes albums Beauté de la nature, Oiseaux du Québec et Mammifères du Québec, aussi disponibles via mon classeur Canada.









sébastien haton
31 décembre 2011
Merci pour ce fantastique reportage !
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Le plus beau voyage de toute ma vie fut un tour de la Gaspésie qui dura une semaine
s.h.