2011 a été une année fertile pour moi sur plusieurs plans. C’est l’an dernier où j’ai décidé d’exploiter davantage ma passion pour la photographie, la nature et les voyages en lançant mon blogue Les Safaris de Sophie. Ce blogue a d’ailleurs fêté son premier anniversaire le 12 janvier ! Je n’ai aussi jamais passé autant de temps dehors et ça m’a fait le plus grand bien. Chaque sortie en ville ou en forêt, au Québec ou ailleurs dans le monde, s’est transformée en une excursion remplie de découvertes que j’ai voulu capturées en images. Des instants furtifs, des paysages à contempler, une faune vivante et colorée, je dois dire que j’en ai eu pleins les yeux. À l’instar de quelques collègues, j’ai voulu moi aussi profiter de la nouvelle année pour faire un retour sur mes meilleurs moments photos en 2011. Voici la première partie de mon top 10 :
1. Mes début en ornithologie
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De retour de mon voyage de noces au
Brésil, après avoir vécu une semaine de
safari grandiose en photos et en émotions, j’ai voulu poursuivre l’aventure au Québec. Pourquoi s’intéresser autant à la faune dans d’autres pays quand on connaît à peine la sienne chez soi ? Armée de mon appareil-photo, je me suis donc lancée à la découverte des parcs près de la maison. En hiver, c’est au Boisé Papineau où j’ai passé le plus de temps, près des mangeoires, à apprendre à reconnaître les espèces d’oiseaux et à pratiquer ma technique en photo. J’y raconte d’ailleurs deux rencontres marquantes en ces lieux dans
Le Pic-bois et moi : récit de mon premier safari urbain et
Cardinal rouge au Boisé Papineau. J’ai marché des heures dans les sentiers à la recherche de rapaces (je suis tombée notamment sur la très rare Nyctale boréale) et lorsque les oiseaux se faisaient rares, j’ai appris que l’hêtre était le dernier arbre à perdre ses feuilles, j’ai observé les traces de dents d’un castor dans l’écorce… et j’ai fais beaucoup d’exercices ! D’autres récits de mes escapades hivernales dans ces quelques billets :
Jardin Botanique à découvrir en hiver,
Rapides de Lachine : des oiseaux migrateurs en hiver,
Canards aux écluses de Sainte-Catherine,
Le Chemin de croix du Calvaire d’Oka,
Quand y’a pas d’oiseaux, y’a des arbres!.
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2. Voyage d’affaires à Toronto et à Vancouver
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En mars, j’ai dû me rendre à Toronto et à Vancouver pour un tournage dans le cadre de mon travail. Entre les sessions vidéo, je me suis promenée dans la ville à la recherche de coins d’eau sachant que je pourrais y faire de belles photos : le lac Ontario à Toronto et la mer à Vancouver. Ces endroits m’attirent naturellement, que ce soit pour la faune qu’on y trouve, pour la quiétude des lieux ou pour les
couchés de soleil… Vancouver est une ville incroyable où tous ses habitants savent y jouir du plein-air. On y trouve des paysages grandioses près des vagues de l’océan, dans les hautes montagnes enneigées ou en plein coeur d’une forêt humide aux couleurs verdoyantes (voir mon billet
Vancouver : Faune et Flore démesurées). C’est sur le rivage que j’y ai fait une rencontre mémorable, soit celle de trois
loutres au beau milieu de leur dîner. J’ai d’ailleurs pris plaisir à les comparer à leurs
grandes cousines du Brésil dans mon billet
Danse avec les loutres. À Toronto, je me souviens surtout de mon enthousiasme lorsque j’ai pu enfin revoir de plus près les beaux
hareldes kakawi que j’avais aperçus du traversier lors d’une précédente virée dans la ville. En plus, la journée a été idéale pour faire de la photo; je m’en suis donné à coeur joie ! À revoir dans mon billet
Toronto, le Lac Ontario et ses oiseaux. Pour les photos c’est ici : Toronto – les
oiseaux et la
ville, Vancouver – les
oiseaux et la
ville.
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3. Le iPhone et ma créativité
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Les amateurs de photos animalières apprécient des photos très nettes, aux détails près, au rendu le plus réaliste possible. Les gros plans sont de mise pour le côté scientifique de la chose, et le sujet doit être bien représenté dans son environnement (ex. : un colibri au-dessus de sa fleur). Avec le iPhone et sa maintenant célèbre application Instagram, on encourage au contraire les photographes à user de créativité au quotidien et à jouer avec les angles, les couleurs, les effets. D’abord on doit apprendre à composer avec le format carré. Ensuite, une panoplie d’applications s’offrent à nous pour modifier ses photos en deux trois coups d’index et nous amener à sortir de notre zone de confort (Photoshop Express, Caméra+, etc.). Résultat ? On n’attend plus la scène parfaite pour prendre quelques clichés et on se surprend à s’amuser avec les jeux de lumière, les contrastes, les flous artistiques, les cadrages non conventionnels. Des ciels nuageux deviennent tout à coup dangereusement orageux, des scènes banales prennent une tournure de BD. Et que dire du noir et blanc qui fait un retour en force ! Aujourd’hui, je m’amuse à redonner une deuxième vie à des photos qui m’apparaissent à première vue ratées à l’aide de quelques clics. Je compare différents points de vue. Je souhaite de servir de la même spontanéité et naïveté lorsque je suis dans la nature afin d’être en mesure de penser à des compositions différentes ou à des angles nouveaux avant d’appuyer sur le déclencheur. Vous pouvez visionner les photos que je prends avec mon iPhone dans
cet album ou me suivre sur
Instagram sur le Web ou via l’application Mobile (sophielabelle).
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4. Les marais, des écosystème surprenants
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Des marais dans le Grand Montréal, je vous confirme qu’il y en a plusieurs, aussi surprenant que ça puisse paraître. C’est un drôle d’écosystème qui se retrouve à côtoyer les paysages urbains et qui attire par le fait même une panoplie d’insectes, d’oiseaux, de plantes et d’animaux aquatiques. La plupart des marais que l’on peut visiter offrent des passerelles pour les traverser et pour, du coup, se retrouver au centre de l’action. Je me suis rendue la première fois au marais de l’île Bizard au printemps, alors que des hirondelles bicolores virevoltaient dans tous le sens, m’offrant pour l’occasion un magnifique spectacle. Une
grande aigrette, un
râle de Virginie et une chouette rayée ont aussi croisé mon chemin le même jour ! J’y suis finalement retournée en automne, et l’endroit avait laissé place à un tout autre panorama. À la Réserve Marguerite d’Youville (île Saint-Joseph) sur la Rive-Sud, un marais encore plus gigantesque. J’y suis allée à la fin de l’automne, mais je compte certainement y retourner au printemps. Près de l’immense marais, une forêt aussi que l’on peut visiter avec des cerfs qui s’y promènent paisiblement. Tout de même ! Cet hiver, j’en ai découvert un autre au Boisé 440 à Laval que je voudrais bien revoir lors de la migration printanière. Une leçon apprise lors de toutes ces randonnées : pour réaliser de beaux clichés, il faut retourner souvent aux mêmes endroits, observer la faune et la flore évoluer au gré des saisons et noter les habitudes des animaux. C’est de cette façon que des opportunités se profileront au fil des mois et des années. Tous les détails sur ces belles promenades :
Un Marais dépaysant au Bois-de-l’Île-Bizard et
Safaris en automne dans les marais et les étangs.
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5. Chicago, architecture et nature
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J’ai toujours adoré l’architecture, observer les bâtiments et les oeuvres d’art exposés sur la place publique. Chicago est d’ailleurs reconnu pour cet aspect et moins connu sans doute des citadins pour son côté nature. En effet, à quelques minutes du centre-ville se trouve le lac Michigan où se rassemblent résidents, touristes et oiseaux ! J’ai eu du plaisir à m’y promener et à observer notamment les
pêcheurs sur le bord du lac. En les suivant des yeux, je suis finalement tombée sur une vue imprenable de la ville au loin. Aussi aperçu lors de ma promenade près du lac : un
grèbe esclavon, des
sarcelles à ailes bleues, un
pic flamboyant et des
lapins à profusion ! Au centre-ville, le paysage en est un d’immenses gratte-ciel parfois aux allures excentriques, que l’on peut observer à pied ou en bateau à travers les canaux. Je ne pouvais passer à côté de la célèbre
The Bean, l’énorme fève réfléchissante, LE rendez-vous de ton bon photographe ! Surnommée également la ville des vents, Chicago est sans contre-dit une des plus belles cités des États-Unis. Pour une immersion complète dans la ville, visitez mon
album photo sur Flickr.
Une année fort bien remplie comme vous avez pu le constater. Suite de mon top 10 dans mon prochain billet !
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bayphotosbydonna
18 janvier 2012
I only speak english, so I cannot be able to read your blog, but I love still visiting and seeing your lovely photos from your side of the world!
Sophie Labelle
21 janvier 2012
Thanks Donna for your comments! Photos are universal indeed
Jean-François Noulin
19 janvier 2012
Le boisé Papineau est un chouette endroit pour y observer des hiboux; nous nous y sommes peut-être croisés. Et, à propos du hêtre, je croyais, moi aussi, qu’il était le dernier à perdre ses feuilles, jusqu’à ce que je constate que les chênes, eux aussi, sont extrêmement pudiques.
Sophie Labelle
21 janvier 2012
Merci Jean-François pour votre visite. Je n’ai encore jamais observé de hiboux au Boisé Papineau, mais je crois bien manqué un peu de pratique pour les trouver. Un truc infaillible tout de même : trouver les rassemblements de photographes ! L’instant est certes moins magique, mais on profite au moins d’une belle trouvaille, apprentissage en plus.
vancouverlookout
21 janvier 2012
Reblogged this on Vancouver Lookout and commented:
Merci Sophie pour toutes ces belles photos !
sébastien haton
16 février 2012
Je suis fou d’oiseaux, et c’est toujours pour moi un bonheur de voir des photographies d’oiseaux d’autres régions du monde…
Ce sont presque les mêmes que chez nous, mais pas tout à fait.
De beaux et bons moments sur ton blogue, merci.
s.h.